Le monde des humains que nous appartenons est fait des principes. L'association des individus dont les intérêts sont diamétralement opposés, n'a jamais été chose facile pour ne pas dire sans succès.
L'idée de mettre en avant toute action d'envergure capable d'apporter des solutions économique et sociale d'une manière suffisantes pas avant le dialogue intercongolais, est sans fondement. L'histoire africaine nous apprend qu'il n'y a jamais eu d'accord sur un sujet aussi important que l'avenir d'un pays enfoncé dans l'incertitude. Nos frères Congolais en savent quelque chose. Mais, pourquoi s'entêter à persister dans des fausses pistes ?
La bonne route qui mène à l'espérance commence par un bon outil de travail qui est la Constitution. Si elle est adaptée à la réalité du pays et non à celle qui a été copiée dans l'urgence et dans l'ignorance pour faire bonne impression, c'est une affaire qui roule. Il est temps de regrouper les constitutionnalistes, diplômés d'Universités etc.. congolais pour donner au pays, après concertation une feuille de route digne d'un grand pays comme le Congo.
Trois idées fortes à prendre absolution en considération.
1.- Le Président du Congo est élu par les Parlements et les Sénats, des Etats-Provinces pour un mandat de 4 ans renouvelables une seule fois.
2.- Le Congo est une Fédération composée de 6 Etats indivisibles. A la tête de chaque Etat, un premier ministre élu par le peuple de l'Etat-Province concerné pour un mandat de 4 ans renouvelables, une seule fois.
3.- Chaque ministre nommé par le premier ministre élu de chaque Etat-Province doit faire l'objet d'un grand oral devant l'Assemblée , les Comités de Réflexion et les Associations, tous rassemblés pour valider les nominations. En cas de refus d'un ministre ou des directeurs des entreprises publiques, le grand oral est ouvert à tous, pour postuler les postes non validés.
Il est temps de reconnaître le savoir-faire, l'intelligence et la compétence de chacun des prétendants qui dirige le territoire conquis ou non. Nous ne pouvons rester éternellement des grands enfants ignorants et médiocres dans la gestion des affaires du pays. Nous ne pensons pas que le désordre et la guerre d'aujourd'hui, empêchent les conquérants de gouverner. L'exemple des révolutionnaires Asiatiques nous interpelle.
Chacun de nous sait d'emblée que tout au long de notre parcourt, le Congo n'a jamais su s'entourer des bons éléments au service de la République. Le copinage a remplacé la sélection naturelle par le savoir. C'est pour cette raison que le grand oral trouve sa place dans ce processus de RENAISSANCE.
Nous devons avoir toujours à l'esprit que le Congo appartient à tous les Congolais sans exception. Vouloir la diriger sans le consentement constitutionnel des occupants relève de la mauvaise volonté.
En attendant, créons dès aujourd'hui, la COUR DE COMPTE DE LA REPUBLIQUE ,qui aura le droit de contrôler sur tout le territoire congolais. CONSTRUIRE DEUX CENTRES DE RECHERCHES A KIKWIT ET LUBUMBASHI : villes lumières pour le retour des Congolais diplômés d'Universités, vivant à l'étranger et ceux qui sont sur place : vivre ensemble pour contruire le Congo de demain.
Accordons-nous un cessez-le-feu . Le temps nécessaire ou chaque dirigeant occupant un territoire doit présenter un programme de développement local basé sur le culte de la réussite. Il appartiendra donc à ceux qui se sont proclamés responsables de prouver au monde entier leur capacité de leader.
TOTIME MIKEMI