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CONSTRUIRE LE PONT CONGO-KIN ET CONGO-BRAZZA

Souvent, on entend dans les conversations que la volonté d'ouverture commerciale du Congo-Brazzaville au Congo-Kinshasa pourrait aboutir à l'absorption de celui-ci. Nous ne croyons pas qu'ils ont raison. Près de la France, il y a le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, en Afrique, le Lesotho, la Gambie... n'ont pas été absorbés par leurs puissants voisins. Nous pensons que le Congo-Brazza , un pays de 1,5 millions d'habitant, peut devenir le paradis de l'Afrique s'il recherche en permance des partenaires de poids.

Depuis 1979, date de la signature sur le fleuve congo, du protocole appelé ENTENTE, visant à améliorer les relations tendues et agitées entre les deux pays, les échanges commerciaux n'ont fait aucun grand pas. Pourquoi ?

Nous pensons que les discussions commerciales sont des testes préliminaires important pour mesurer la volonté globale de chaque partenaire. Le Congo-Brazza ne doit pas craindre d'être submergé de produits à bon marché par son voisin plus vaste et plus industrialisé. Nous ne sommes pas seul à marquer un intérêt immédiat et à long terme pour le PONT entre les deux Congo. Si la construction se réalisait, alors on l'appellerait, le PONT DE LA FRATERNITE.

L'hisroire nous apprend que le mérite des Rois en France est d'avoir songé à construire d'abord des ponts qui de nos jours font la fierté de la France. Si la génération au pouvoir n'arrive point à développer le pays avant 2011, notre génération aura des efforts gigantesques à faire pour réparer les dégats qui remontent au début des colonies. Pour réussir ce paris, nous devons nous préparer dans les Associations, des Clubs, des Comités etc... aux confrontations de la réalité du pouvoir. Cela demande aussi, un effort immense de réflexion et de propositions. Nous pensons qu'il est temps de jeter la rancune dans le fleuve congo. L'intérêt des deux pays passe avant tout ressentiment. Pour réussir, la règle est du coude à coude. "Une génération qui propose du juste et du raisonnable est assurée avec le temps, de réunir le plus grand nombre des Congolais.

Aujourd'hui, nous critiquons les erreurs de nos devanciers, nous dressons le constat de l'échec des grandes idéologies, mais sommes-nous capables de proposer un système de valeurs cohérent ? Si non comment expliquer à nos cadets ou à nos enfants qui sont nés avec l'indépendance que leur malheur vient de la colonisation ? Il y a parfois de quoi être déçu par ceux qui nous gouvernent faute de trouver en eux, une salutation à l'angoisse du moment.

Nous continuons à penser qu'après que l'Occident eut connu les maîtres à penser, le temps est venu que l'Afrique donne au monde les maîtres à vivre, car nous aimons la vie. C'est pourquoi, malgré notre souffrance restons dans le droit fil du respect de l'intégralité humaine.

Il est vrai qu'on ne peut pas appliquer un effort de pensée traditionnelle à tout les problèmes, sans se soucier de leurs antécédents sociologiques ou historiques. Nous devons nous entourer des comités de réflexion pour identifier les principaux problèmes qui se poseront demain pour nos deux pays. Proposer des actions à conduire sur le plan économique dans le respect mutuel des deux pays pour faire face aux échecs qui nous enfoncent d'avantage d'année en année.

La route est longue. Le sujet est immense. Assurement, il excède nos forces. Elle demande la participation de tous les congolais, sans exception pour construire ce que autre fois les anciens se sont battus. 

Aujourd'hui, nous croyons combattre l'inertie naturelle d'un peuple qui a attendu tant de promesses. Evitons à nos deux pays une situation de dépendance parce qu'elle entraine moins de responsabilité... Faut-il au seuil d'un heureux XXIiè siècle être optimiste ou pessimiste ? Quant à nos frères d'en face, ils n'auront pas à craindre une conquête, une invasion, une usurpation, une rivalité...

Nous  approchons à vitesse accélerée (des prévisions sont là) d'un seuil où il faudra choisir entre disparaître ou survivre. La vraie, la pure, la forte, l'intime, la délicieuse esperance est celle d'avoir la foi en nos valeurs. Un siècle, surtout quand il se termine comme celui par la souffrance des peuples d'Afrique, fournit l'occassion d'écouter et de saisir les pensées et ruminations des couches les plus profondes et les plus discètes du continent. C'est pourquoi, il est temps de créer une délégation congo-congolaise au sujet de la construction de ce PONT de la fraternité pour se rendre à Kinshasa et à Brazzaville pour rencontrer les deux Présidents.

C'est ne pas la formule, "l'Union dans l'effort" régionale, c'est le commencement d'une longue période de l'histoire qui a pour but de rassembler les Congolais. Malheureusement en Afrique l'idée de l'Union est mal perçue. Il faut se rendre compte à l'événement que dans certains cas des nombreuses tentatives n'ont abouti qu'à des résultats médiocres. Pourtant, chaque Etat s'arrache pour avoir des relations privilégiées avec un ou des pays lointains ou des continents éloignés. Dans ce jeu, il existe une majorité qui n'aime plus être humiliée. Par son silence, elle refuse de s'associer à l'entreprise idéologique ou sectaire.

Moment difficile. Mais, moment que nous avons choisi pour interpeller les responsables, à travers cette démarche, à leur devoir, qui est de combattre et de combattre dans l'union. Les anciens disaient :"Quand un homme ne tient plus le langage de l'union mais seulement celui de la faction, il est urgent de lui faire comprendre qu'il fait fausse route". Nous devons apprendre à gérer la diversité, sinon, nous risquons de tomber dans le séparatisme.

L'an 2000 n'est pas aisé à imaginer. Il sera difficile à gérer si nous ne jetons pas dès 2011 les jalons d'une grande politique de réussite. Notre cohesion dans l'esprit peut s'affirmer en dépit de la lecture politique et se réveillera aussi indispensable demain qu'elle l'est aujourd'hui.

Le PONT DE LA FRATERNITE pour nous est un geste pour le futur. Il correspond à un courant profond. Nous croyons que la majorité des jeunes des deux pays est passionnée par le dialogue. Nous devons montrer au monde d'incontestables qualités d'imagination et d'organisation. Le temps est venu de commencer par une simple association économique, sportive. Nous continuons à croire que nos dirigeants sont des Hommes, des Femmes de caractère, de lucidité et de volonté. Ils l'ont montré dans le passé. Mais ils doivent garder à l'esprit que la période actuelle est passionnante et explosive à la fois.

La construction de ce PONT pourrait que favoriser les liens avec les deux peuples et renforcer la solidarité. Le Congo-Kinshasa ou Brazzaville peut se désintéresser de l'autre dans l'espoir de constituer une oasis de tranquillité et de richesse dans ces océans de pauvreté et de turbulance.

Pour terminer, il est vrai que la construction de ce PONT DE LA FRATERNITE implique la remise en cause du statut supérieur de certains groupes. Elle peut constituer un frein sérieux à sa réalisation, mais elle y va de l'intérêt à court et à long terme des peuples. 

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