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EDUCATION EN AFRIQUE



L'Afrique a subit dans son ensemble, le non achêvement dans les niveaux de l'enseignement. Depuis 1980, la situation c'est aggravée du faite de la forte croissance démographique et de l'exode  rural. 35 % d'analphabètes sont des hommes et 55 %  de femmes  de plus de 15 ans. Le taux moyen  de scolarisation  se situe à 78 % (primaire) et 32 % (secondaire) et 6 % (supérieur).

Aujourd'hui, les contraintes financières freine le développement de l'éducation. Plusieurs pays n'ont enregistré aucune amélioration réelle sur le plan de scolarisation. Certains ont connu de nouveaux déclins. D'autres ravagés par des guerres qui entrainnent, bien souvent, la destruction massive d'écoles, le déracinement de millions d'habitants dont les enfants en âge de scolarisation. Il y a aussi, les enfants soldats enrolés par la force dans les combats.

Sur le plan économique, les coûts élevés du service de la dette ont empêché plusieurs gouvernements d'augmenter le budget de l'éducation. Avec le VIH qui s'ajoute au niveau du nombre des orphelins, sans parents pour payer les droits d'inscription. Et dans le pays où la pendemie fait ravage, le nombre d'enseignents qui meurent chaque année est  supérieur à celui des nouveaux diplômés des centres de formation.(1) La question est de savoir comment s'en sortir ? 

Ce qu'on peut retenir qu'après la colonisation, une deuxième colonisation, discrète, souterraine s'est installée sur le plan géopolitique, économique et culturelle. Les "commentaires sociaux"  de gauche dominaient le monde intellectuel. Ces auteurs préconissaient d'améliorer l'accès à l'éducation afin de la mettre à la portée des déshérités, ainsi qu'un meilleur engagement des Etats. (2)

Dans les années 1950, les colonisateurs se sont engagés à offrir aux Africains une opportunité de progresser et de se développer grâce à un meilleur accès à l'éducation. Un plan de construction des nouvelles écoles est mis en place. A cela s'ajoute une modification des programmes scolaires qui auront comme but  de dépasser les trois matières fondamentales qui étaient: la lecture, l'écriture et l'arithmétique. D'autre par, répondre aux besoins des missionnaires et des administrateurs coloniaux en personnel compétent pour les emplois de bureaux sulbalterne, les plantons, les ouvriers de tribunaux et les fonctionnaires de l'administration coloniale. A cela s'ajoute la construction des écoles sécondaires et universitaires.

Il faut savoir aussi que l'Afrique avant l'arrivée des colons disposait au XVIIIe siècle des systèmes éducatifs traditionnels. Au Sud comme à l'Ouest du continent, les rites d'initiation avaient une vocation pédagogique formelle. Rituels qui formaient aux moeurs sociales et culturelles de la tribu.

Au XIXè siècle et XXè les missionnaires parviennent à la plupart des besoins  éducatifs de l'Afrique : développement socio-économique des régions où elles étaient implantées, mais aussi leur évangélisation.

A la fin du XIXè siècle, des protectorats ou des colonies asservis à un gouvernement colonial contribuaient financièrement à l'éducation. Un système de subventions destinées à la fois aux écoles missionnaires et aux écoles indépendantes. Résultat, plus d'écoles construites et administrées par des missionnaires que l'école publique en Afrique Australe et Afrique de l'Ouest.

Après les indépendances (1960-1970) l'Afrique a connu des bons résultats sur le plan éducatif. Le rapport de l'Unesco "Apprendre à Etre" qui proposait un programme ambitieux pour éradiquer l'illettrisme et parvenir à scolariser tous les enfants dans le primaire à l'horizon 2000 en témoigne.

Ce rapport, il faut le reconnaître, a eu pour effet d'inciter les gouvernements à nationnaliser et à développer l'éducation de base, avec le soutient de l'Unesco et de la Banque mondiale, mais souvent au détriment des écoles missionnaires semi-autonome que l'ont trouve sur tout le continent. Certaines d'entre-elles devinrent des établissement privés, ou la scolarité était payante (3)
Par contre, en Afrique du Sud les établissements de l'éducation bantoue se distinguaient nettement des établissements élevés à la même époque en Afrique de l'Ouest. Les derniers étaient consus pour apporter l'éducation à différentes communautés qui couvraient un large éventail socio-économique et s'adaptaient aux diverses conditions climatiques etc...

En 1970, les problèmes financiers s'invitent. L'éducation n'était plus la priorité des gouvernements. Ils était devenu difficile de financer la construction d'écoles. Les chantiers sont arrêtés. Le plan 2000 de l'Unesco ne sera pas atteint. Il engendra au Nigeria la contestation. Malgré les constructions, les écoles furent insuffisantes pour accueillir tous les enfants. L'école à mi-temps voit le jour.

Quant à l'éffondrement de l'éconmie africaine dans les années 1980-1990, les conséquences  désastreuses sur les financements et le fonctionnement des établissements d'enseignement de tous niveaux sont visibles. La récession mondiale de 1980 touche l'Afrique de plein fouet. Les pays se retrouvèrent dans l'impasse. L'optimisme des années 1960-1970 succède à la non solvabilité des écheances des emprunts internationnaux.

Pour conclure,il y a eu un échec en matière d'éducation. Les politiques d'ajus-tement structurel auxquelles durent se soumettre les Etats portèrent préjudice aux investissements dans les infrastructures sociales : les écoles, les établis-sements de soins et d'autres services publics.

Les documents de la Banque mondiale dans les années 1980 soulignaient la nécessité d'avoir un système responsable et rentable. Les frais d'escolarité élevés et la reconnaissance de systèmes d'enseignements privés remettaient en cause les mesures prônant l'éducation publique et gratuite soutenues dans les décennies précédentes.

Enfin, il y a aussi la concentration des ressources publiques au profit d'une minorité de bénéficiaires  reste très importantes (en moyenne 39 % de ressources  vont aux 10 % des plus éduqués).  A cela s'ajoute des pratiques pédagogiques et de gestion inadaptées qui traduisent la crise globale de gouvernance des systèmes éducatifs africains.

SOLUTIONS:

- Reduir la natalité sur le plan continental. Une femme deux enfants à partir de 2011 à 2030.
- Construire en nombre suffisant les écoles primaires , secondaires et internats dans chaque pays du continent.
- Une participation financère des parents selon les ressources.


____________________________________

(1) Le Zwaziland a connu une baisse significative de son taux net de scolarisation entre 1993-1996
(2) Edgar Faure, Ronald Dore
(3) Elles furent condamnées  à disparaîte alors qu'elles avaient déjà établi son système d'éducation bantoue.












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