I.- LANGUE NIGERO-CONGOLAISE (groupe et nombre de langues)
1) Ouest-atlantique 64 langues : wolof, sévère, fulani, peul, baga, bulom, banda, sére, zandé, non, safari, diola, basan, nalu, limba, etc...
2) Mandé (mandingue) 68 langues : dioula, malinke, soniké, bambara, mandé, bissa, marka, bozo, loma, kpellé, mwa, kana, mana, etc...
3) Voltaique (groupe ougu) 98 langues : bariba, kulamgo, sénoufo, yorouba, ibo, palaka, viema, wara, kurumfé, buli, laamba, kima, lobi, etc...
4) Adamawa-oubangien 160 langues, adamawa : kam, longuda, fali, awak, dadia, donga, taram, mumuye, duru, kotopo, kumba, témé, waka, tupuri , libo, munga, bua, koké, gula, etc...
- Oubangien : gbaya, ngbandi, sango, ndongo, tagbu, sété, mundu, baka, bomasa, gundi, banda, golo, etc...
5) Ijoïdo-défaka : joido : izon, kalabari, nembe, béti, defaka etc...
6) Kwa, 80 langues : gbe, aja, fon, akébou, igo, abé, abidji, adioukrou, attié, alladian, avikam, adéle, ébrié, akan, baoulé, etc...
7) Méridional 18 langues : limba, bullon, kissi, gola, baga, themne, etc...
II.- Groupe Ouest-Antlantique : 30 millions de locuteurs: Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Sierra Leone, Liberia. Seul le fulani 1 million, peul 1 million, wolof 3,2 millions, sérès 1 million, comme langues numériquement importantes.
III.- Groupe Voltaique (Gur) : 20 millions de locuteurs : Mali, Côte d'Ivoire, Nigeria, Burkina Fasso, Ghana, Togo, Benin. Parmi ces langues, Ibo 18 millions, yorouba 465 000, sénoufo 260 000, bariba 100 00.
IV.- Groupe adamawa-oubangien : 12 millions de locuteurs : Nigeria, Cameroum, Sud du Tchad, Centrafrique, Nord Congo-Kinshasa, Sango 360 mille et mumuye 400 000.
V.- Groupe Kwa : 20 millions de locuteurs : Côte d'Ivoire (Sud-Est) Ghana, Togo, Bénin, Sud-Ouest du Nigeria, l'akan 7 millions au Ghana, baoulé 2 millions en Côte d'Ivoire, langues les plus importantes.
VI.- Groupe Méridional : 2 millions : Guinée, Sierra Leone, Liberia : thème 1 million, Sierra Leone 1,2 millions kissi Guinée (285 000) gola Liberia 99 000.
VII.- Groupe ijoido-défaka 1,6 millions, izon 1 million, kalabari, Nigeria, (258 000) Kirike 248 000, Dongo (600 000 dont 77 % Mali).
AFRIQUE DU SUD
La politique linguistique : un multilinguisme. Création de 9 provinces correspond à ce besoin linguistique. Langues officielles : le sepedi, le sotho, le tswana, le venda, letsonga, l'afrikaans, l'anglais, le ndébélé, le xhosa et le zoulu. Administration : toutes les questions de politique linguistique relèvent de trois niveaux de juridictions: national, provincial et municipal. Sur le plan national : les responsabilités en matière d'aménagement linguistique sont partagées par quatre ministères et le ministère de la justice et du développement constitutionnel. Niveau provincial, chacun des neufs gouvernements doit gérer lui-même ses propres questions d'ordre linguistique . cette responsabilité implique une certaine adaptation des politiques linguistiques en fonction des circonstances, besoins et préférences régionales. Niveau municipal : développer des politiques linguistiques compatibles non seulement avec la politique provinciale concernant, tout en tenant compte de la langue d'usage locale et des préférences de leur concitoyens. Langues officielles du parlement national : l'anglais et l'afrikaans. Tous membres peuvent utiliser les 11 langues officielles de son choix.
ALGERIE
La constitution de 1989 article 3 : l'arabe est la langue nationale et officielle.
Au parlement 12 juin 1963, l'assemblée vote une motion en faveur de l'introduction de la langue arabe classique dans les débats du parlement. Article 15 de la loi n°91-05 du 16 janvier 1991 impose à l'enseignement exclusivité de langue arabe.
ANGOLA
Langues : kikongo, kimbundu, tchakwé, nganguela, umbundu, ndonga, oshiwamba, nyneka héréro, khoisan, portugais. 5 grands groupes : Ovimbundu 37 %, Mbundu 24 %, Bakongo 13,2 %, Lunda-Tchokwés 5,4 %, Nganguela 6 %. Nyaneka-Humbe 5,4 %, Héréro 1 % , Ovambo 1 % , Kikongo 1 %. Portugais la langue officielle. La constitution de juillet 1995 ne contient pas de disposition à caractère linguistique. Pas de grand rôle à jouer pour les langues nationales.
BENIN
Constitution du 11 décembre 1990, le français est la langue officielle. Admis au parlement. Dans les tribunaux , plusieurs langues nationales. L'administration gouvernementale, les fonctionnaires répondent dans les langues locales du citoyen, mais les documents écrits ne sont disponibles qu'en français.
BOTWANA
Les langues nationales: tswana 71,1 % langue bantoue apparentée au sotho. Point de vue linguistique, le tswana, le sotho du Sud (Lesotho) et le Sotho du Nord ou pedi (Afrique du Sud) constituent une seule et même langue. Langue de la minorité bantoue est le kalanga 9,4 % kgalagad 2 %, héréro 1,8 %, yeyi 1,1 %, ndébélé 1 %. Parmi les langues khoïsaines et bochiman 1,7 %, haion 1,7%. Sur le plan juridique le pays n'a pas de langue officielle. L'anglais est employé au parlement.
BURKINA FASSO
Langue officielle : le français, mais compris que par 20 % de la population. Langue véhiculaire à Ouagadougou reste le mossi ou moré. Parmi les 50 langues nationales : mossi, le dioula et le foulfoudé ou fullé. Le mooré est la langue la plus répandue : 53 % parlé aussi au Ghana, la Côte d'Ivoire et le Mali (le nombre de mooré est de 5 millions de locuteurs). Le dioula 8,8 %, dérivé de bambara, la langue du commerce. C'est la langue véhiculaire de l'Afrique de l'Ouest, connue et utilisée historiquement du Sénégal au Nigeria par tous les commerçants, 3 à 4 millions de personnes peuvent s'exprimer dans cette langue (langue maternelle et langue seconde). Le foulfoudé 6,6 % appelé aussi poular ou peul 3 millions, bissa 3 %, lobi 2,7 % , liété 2,1 %, marka 1,9 %. Peul 4 millions dans le reste de l'Afrique. Il y a 21 langues que les Bourkinabés sont alphabétisés : sissala, kasena, gulmacema, dioula, dagara, lobi, san, sonrai, tamachek, bwamu, cara, zarma, haoussa, cerma, sama, bobo, bissa, nankana, liété, sikité et winen. Article 1er de la constitution de 1997 : tous les Burkinabés jouissent de droits lingistiques égaux. Le français est la langue officielle. Tribunaux : toutes les langues nationales sont permises à l'oral (mossi et mooré en premier.
BURUNDI
Pas de politique linguistique à cause des conflits. Les langues du parlement, de la justice et de l'administration sont le français et le kirundi. Dans les tribunaux, les juges utilisent la langue nationale le kirundi mais rédigent en français. Dans la communication orale tous les Burundais parlent le kirundi. Pas de langue de l'éducation à cause des conflits. 35 % des Burundais sont aphabétisés l'un de plus bas de toute l'Afrique.
CAMEROUM
Pays complexe : 250 à 300 langues sont des langues véhiculaires : le foulfoudé ou peul dans le Nord, le béti et le bassa au Centre Sud, le boulou et le pidgin-english dans l'Ouest et sur le littoral environ 3 millions de chacune de langue. On utilise aussi l'éwondo dans la banlieue de Yaoundé et de Douala. La langue la plus parlé est le pidgin-english surtout pour le commerce dans les provinces anglophones et dans les provinces francophones de l'Ouest et du littoral. Constitution de 1996 article 1er paraphe 3 stipule que le français et l'anglais sont les deux langues officielles du pays. Au parlement, langue de leur choix (français ou anglais) délibérations en français : la chambre dispose de traduction simultanée. Les lois sont adoptées et promulguées dans les deux langues officielles. Sur le plan administratif régional, l'anglais est utilisé couramment dans les provinces du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Education : en français ou en anglais selon les zones.